14 octobre 2008

Mort d'un écorché vif

La nouvelle de la mort de Guillaume Depardieu m’a fait un drôle d’effet. Il est clair qu’avec un père comme le sien, il n’est pas facile de se faire un prénom et que la relation qu’il a eue avec ce dernier n’était pas des plus évidentes. Il a énormément souffert, tant moralement que physiquement.

Je ne l’ai vu que dans deux films : Tous les matins du monde et Le pharmacien de garde. Il est indéniable qu’il possédait un talent rare, peut-être même plus que son père, mais il aura eu moins l’occasion de l’illustrer. Il n’aura pas eu le temps de voir sur écran le résultat de son dernier film, emporté par une pneumonie foudroyante. Il est mort comme il a vécu : vite. Cela vaut peut-être mieux pour lui d’en avoir enfin fini avec cette vie d’incompréhensions et de douleurs.

Il me donnait l’impression de s’être égaré dans un monde trop violent et trop cruel pour lui. Il laisse derrière lui une petite fille de 6 ans qui, comme beaucoup trop d’autres enfants, grandira sans son père.

Il avait pris un chemin semé d’embûches, s’était retrouvé en prison, avait frôlé la mort plus d’une fois et pourtant il ne fait aucun doute qu’il était profondément bon, trop probablement.

11:36 Écrit par The Fool | Commentaires (0)