23 juillet 2008

Je ne cesserai de chercher

Je fais partie de ceux qui ne savent pas qui ils sont. Il est plus que certain que je n’en veux pas à mon père (dont c’est l’anniversaire aujourd’hui) ni à ma mère. Ils ont fait tout ce qu’ils pouvaient pour m’inculquer des valeurs et je ne saurai jamais les remercier assez pour cela.

Cependant, je suis loin de savoir qui je suis. Certains critères nous définissent. Ce que je sais de moi se résume à ceci :

-                    localisation : Terre, Europe, Belgique, Wallonie (m’exprimant dans la langue que nos voisins d’Outre-Quiévrain considèrent comme étant celle de Molière, et malgré une naissance en territoire flamand, je dirais même flamingant, c’est là toute la précision que je donnerai quant au lieu où je réside)

-                    genre : féminin (jusqu’à preuve du contraire, c’est ce qui est inscrit sur ma carte d’identité et je revendique cet état, même si certaines caractéristiques (telles que mettre des robes ou des jupes, me maquiller, passer trois plombes dans la salle de bain, …) ne me correspondent pas du tout

-                    âge : 29 printemps (c’est d’autant plus le cas de le dire que c’est la saison au cours de laquelle je suis née ; il paraît que j’ai l’air plus jeune que mon âge, mais c’est quelque chose dont je me fous royalement)

-                    autres caractéristiques : chiante (vous ne pouvez même pas imaginer à quel point), timide (moins qu’avant, j’ai fait des progrès à ce niveau-là), fidèle, disponible, ponctuelle (autant que faire se peut, nous ne sommes à l’abri de rien en matière de contre-temps), rêveuse (c’est un besoin vital pour moi de rêver, même si cela ne se réalisera probablement jamais), …

Tout ceci, c’est bien gentil, mais cela ne me dit pas qui je suis. Je n’ai jamais pris aucun risque dans ma vie, j’ignore de quoi je suis capable. Je ne parle bien évidemment pas du genre de risques qui mettraient ma vie ou celles des autres en danger, ce n’est pas ce qui m’intéresse. Ce que je sais, par contre, c’est que je fuis les responsabilités comme la peste. J’ai déjà bien du mal à me gérer, c’est pas pour me rajouter des soucis qui m’empoisonneraient l’existence. Je sais aussi qu’on ne peut pas les fuir toute sa vie et qu’il viendra un moment où je devrai les prendre, mais le plus tard sera le mieux. J’ai trop de choses à régler concernant le passé que pour me focaliser sur le futur, d’ailleurs, je ne me fais pas une idée de ce qu’il pourrait être. J’essaye de vivre dans le présent et c’est déjà bien assez compliqué.

Je ne sais ce qui fera que je saurai qui je suis, mais je sais que j’ai besoin de réponses et que je ne cesserai de chercher tant que je ne les aurai pas trouvées.

13:26 Écrit par The Fool | Commentaires (0)

21 juillet 2008

Cela doit être un signe

Cet été ne ressemble pas à l’été. Tu n’es pas là et je ne sais quand je te reverrai. Je ne suis qu’un grain de sable dans la plage de l’éternité. Je me rends parfaitement compte de mon  insignifiance dans la multitude de mes semblables, qui sont tous différents de moi. Je porte dans mon coeur des rêves trop grands pour moi, des idéaux qu’il faudrait mille vies pour ne serait-ce que les toucher du bout des doigts, sans les atteindre jamais. Cela devrait me mettre dans une rage cataclysmique, ou au moins dans une colère titanesque, mais cela a pour effet de m’apprendre la patience, cette précieuse qualité qui m’a tant fait défaut.

Attendre et attendre encore, dans l’incertitude de la réalisation de mes espoirs, n’est-ce pas passer à côté de la vie elle-même, sans la vivre vraiment? Est-ce là le prix à payer pour ces rêves utopistes? Ou n’est-ce que le reflet de cette peur qui me tord le ventre que la vie ne soit pas à la hauteur de ce que j’en attends, de ce que je sais qu’elle peut être? Il y a probablement un savant mélange des deux, variant selon les circonstances.

Je ne sais si je prendrai un jour le contrôle de mon existence ou si je laisserai les aléas de la vie continuer à me mener où bon leur semble, mais je sais que cela ne pourra pas durer indéfiniment, car je sens pousser dans mon coeur le germe de la frustration et que je sais qu’il n’est pas bon de le laisser se développer. Je marche vers un demain dont je ne sais rien, sinon qu’il apportera son lot de tristesse et de joie, d’ennui et d’exaltation, mais je sais que ce demain peut devenir ce que j’ai envie qu’il soit, ne serait-ce qu’un tout petit peu. Je rêve de toucher les étoiles. J’ai rêvé de la Grande Ourse cette nuit, cela doit être un signe.

11:20 Écrit par The Fool | Commentaires (0)