21 juillet 2008

Cela doit être un signe

Cet été ne ressemble pas à l’été. Tu n’es pas là et je ne sais quand je te reverrai. Je ne suis qu’un grain de sable dans la plage de l’éternité. Je me rends parfaitement compte de mon  insignifiance dans la multitude de mes semblables, qui sont tous différents de moi. Je porte dans mon coeur des rêves trop grands pour moi, des idéaux qu’il faudrait mille vies pour ne serait-ce que les toucher du bout des doigts, sans les atteindre jamais. Cela devrait me mettre dans une rage cataclysmique, ou au moins dans une colère titanesque, mais cela a pour effet de m’apprendre la patience, cette précieuse qualité qui m’a tant fait défaut.

Attendre et attendre encore, dans l’incertitude de la réalisation de mes espoirs, n’est-ce pas passer à côté de la vie elle-même, sans la vivre vraiment? Est-ce là le prix à payer pour ces rêves utopistes? Ou n’est-ce que le reflet de cette peur qui me tord le ventre que la vie ne soit pas à la hauteur de ce que j’en attends, de ce que je sais qu’elle peut être? Il y a probablement un savant mélange des deux, variant selon les circonstances.

Je ne sais si je prendrai un jour le contrôle de mon existence ou si je laisserai les aléas de la vie continuer à me mener où bon leur semble, mais je sais que cela ne pourra pas durer indéfiniment, car je sens pousser dans mon coeur le germe de la frustration et que je sais qu’il n’est pas bon de le laisser se développer. Je marche vers un demain dont je ne sais rien, sinon qu’il apportera son lot de tristesse et de joie, d’ennui et d’exaltation, mais je sais que ce demain peut devenir ce que j’ai envie qu’il soit, ne serait-ce qu’un tout petit peu. Je rêve de toucher les étoiles. J’ai rêvé de la Grande Ourse cette nuit, cela doit être un signe.

11:20 Écrit par The Fool | Commentaires (0)

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