18 mars 2008

L'Homme seul n'est rien

En constatant ce qui se passe actuellement question pouvoir d’achat et flambée des prix, je ne peux m’empêcher de penser à cette phrase prononcée avec aplomb par Don Salluste (incarné par Louis de Funès) dans ‘La folie des grandeurs’ : les pauvres, c’est fait pour être très pauvres et les riches, très riches! Les évènements sembleraient lui donner raison, alors que c’est dans une autre direction qu’il faudrait aller.

Comment peut-on apprécier un repas quand on sait que plus de la moitié de la population de la planète ne mange pas à sa faim? Comment peut-on se rassasier d’une eau pure et délicieuse quand on sait que certains meurent de soif? Je ne le peux pas. Quel genre d’être humain serais-je si je ne souhaitais pas que mes contemporains puissent jouir, au moins, des mêmes bienfaits que moi? Je ne pourrais plus me regarder dans le miroir sans éprouver de honte vis-à-vis de moi-même si le sort de chacun ne me préoccupait pas.

Il ne faut pas perdre de vue que tout seul l’Homme n’est rien et que ce n’est qu’ensemble que nous pourrons améliorer les choses. Il y a suffisamment de ressources alimentaires pour que chacun puisse manger à sa faim, Albert Jacquard l’a affirmé et il n’est pas homme à dire des choses à la légère. Avec la nourriture et l’eau, il y a d’autres minima qui devraient être acquis à tous : une habitation, l’instruction et les soins de santé (qui devraient être gratuits). Ce n’est qu’avec ces bases-là que le monde pourra arrêter sa chute et se relever. Il est grand temps d’agir.

17:34 Écrit par The Fool | Commentaires (0)

13 mars 2008

Un choix

L’amphore de ton absence a séquestré ma raison et ce n’est qu’en brisant le sceau qui la maintient fermée que je pourrai la retrouver. Si je savais en quelle matière il est fait, je pourrais choisir l’arme qui le transpercerait, mais sa consistance est celle du plus lourd et du plus épais des silences, celui qui frappe quand on feint de ne pas l’entendre.

Je pourrais rester là, à attendre que tu mettes un terme à mon agonie, mais j’y ai renoncé. Ne crois pas pour autant que je ne t’aime plus ou que je t’aime moins, tu ne pourrais pas être plus loin de la vérité car je t’aime plus que jamais et c’est pour cela que je veux me libérer du silence de ton absence, cette blessure dont il est grand temps qu’elle se referme.

Vis ta vie, sois heureux, voilà bien les seuls ordres auxquels je veux que tu te soumettes. Je trouverai l’arme qui me rendra la raison, même si je dois prendre le risque de me transpercer le coeur, car ne dit-on pas que de deux maux il faut choisir le moindre? Mon choix est fait.

10:10 Écrit par The Fool | Commentaires (0)

10 mars 2008

Réflexion 8

Quand est-ce que j’ai fermé les yeux sur ce qui m’entoure? Je ne saurais le dire, peut-être les ai-je toujours eu fermés ou, du moins, pas assez ouverts ou alors je ne voyais que ce qui m’intéressait, laissant le reste de côté parce que certaines vérités relèvent de l’inconcevable, de l’inacceptable ou sont la source d’une souffrance intolérable. En niant ces vérités ou une partie de celles-ci, on occulte une partie de la réalité et donc de la souffrance, mais est-ce que se mentir de cette façon est bénéfique en fin de comptes? Ne vaudrait-il pas mieux garder les yeux grands ouverts, à s’en brûler la rétine, face à la réalité? Fermer les yeux est-il devenu le mode de défense automatique, celui qui permet d’être lâche à loisir?

Je ne saurais dire dans quelles proportions je me mens à moi-même, et par conséquent aux autres, mais je ne connais personne qui puisse se targuer de ne pas le faire. Une grande partie, sinon tout, de ce qu’on pense des autres se base sur l’apparence, sans aller voir plus loin. Par exemple, quand j’étais petite, un gars qui habitait ma rue sortait toujours avec des lunettes de soleil, qu’il fasse beau ou pas, ce qui faisait dire aux voisins qu’il était dérangé, il n’y en a pas un à qui il est venu à l’idée qu’il pouvait avoir un problème aux yeux.

Quand ai-je fermé les yeux? Est-ce que ce que j’ai vu a tellement cessé de me plaire que je n’ai plus pu les garder grands ouverts? En fermant la porte au mauvais, je l’ai aussi fermée au bon. Il est temps d’ouvrir à nouveau les yeux, avant que mon coeur soit si sec qu’il cessera de battre, même si pour cela il doit saigner jusqu’à mon dernier souffle.

17:14 Écrit par The Fool | Commentaires (0)

06 mars 2008

Santé, suite et fin

L’écho n’a pas été plus bavarde. Ce n’est donc pas la thyroïde, mais dans ce cas, qu’est-ce qui est la cause de ces douleurs et de ces gonflements du cou (qui n’étaient pas très visibles et qui le sont encore moins)? Peut-être est-ce dû à un simple courant d’air, mais il aurait fallu pour cela que je sois dans un état down et que je m’expose à tous les vents. Quoi qu’il en soit, la douleur est toujours là et c’est bien ce qui m’emmerde le plus. Je n’ai qu’un souhait pour vous qui me lisez : portez-vous bien.

10:42 Écrit par The Fool | Commentaires (0)

05 mars 2008

Santé, la suite

Comme il fallait s’en douter, la scintigraphie thyroïdienne n’a rien révélé de significatif. J’ai donc droit à une échographie en prime, pour permettre au spécialiste de poser un diagnostic.

Seule séquelle apparente de cette épopée médicale : l’endroit où l’infirmière m’a piquée pour la prise de sang et l’injection du produit est dans l’état dans lequel l’aurait laissé une junkie dont ç’aurait été la première piquouse de sa vie, je me retrouve avec une ecchymose et le point de pique un bon demi centimètre à côté, c’est vraiment du boulot d’amateur.

Ce qui est certain, c’est que je continue d’avoir mal au cou et qu’il est toujours gonflé par rapport à avant, même si c’était plus visible la semaine dernière que ça ne l’est cette semaine-ci. On ne se rend pas compte tant que ça ne nous arrive pas, qu’en plus d’être douloureux et quelque peu disgracieux, ça nous pompe une énergie démentielle. Déjà que ce n’est pas le top niveau sommeil, mais là, c’est dix fois pire, c’est une fatigue qui assomme. N’importe quelle action devient un effort, c’est du délire.

J’espère que l’écho sera plus bavarde que la scinti et qu’un traitement pourra être élaboré pour faire cesser cet état.

09:25 Écrit par The Fool | Commentaires (0)