13 mars 2008

Un choix

L’amphore de ton absence a séquestré ma raison et ce n’est qu’en brisant le sceau qui la maintient fermée que je pourrai la retrouver. Si je savais en quelle matière il est fait, je pourrais choisir l’arme qui le transpercerait, mais sa consistance est celle du plus lourd et du plus épais des silences, celui qui frappe quand on feint de ne pas l’entendre.

Je pourrais rester là, à attendre que tu mettes un terme à mon agonie, mais j’y ai renoncé. Ne crois pas pour autant que je ne t’aime plus ou que je t’aime moins, tu ne pourrais pas être plus loin de la vérité car je t’aime plus que jamais et c’est pour cela que je veux me libérer du silence de ton absence, cette blessure dont il est grand temps qu’elle se referme.

Vis ta vie, sois heureux, voilà bien les seuls ordres auxquels je veux que tu te soumettes. Je trouverai l’arme qui me rendra la raison, même si je dois prendre le risque de me transpercer le coeur, car ne dit-on pas que de deux maux il faut choisir le moindre? Mon choix est fait.

10:10 Écrit par The Fool | Commentaires (0)

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