05 septembre 2007

Réflexion 3

Peut-être que le temps qu'il fait est propice à influencer l'humeur et le cours des pensées des gens. Toujours est-il que je sens la nostalgie m'envahir comme peut l'être Forest National quand les portes s'ouvrent et que la foule investit la salle.

Peut-être aussi est-ce dû à la rentrée des classes. Septembre, qui voit l'été laisser la place à l'automne, est un mois que j'apprécie tout particulièrement. Quand le climat correspond à la saison, ce qui n'est pas le cas cette année, septembre offre le spectacle le plus grandiose de la nature. Il s'opère tellement de changements pour passer d'un temps estival à un temps automnal que chaque jour est le théâtre d'une multitude de transformations qui me fascinent.

Je sens en moi cette envie d'une force étrangement contenue de revivre le temps de mon enfance, cette période si insouciante. Et je sens en même temps cette envie d'une force en tous points égale à l'autre de m'asseoir sur un banc et de regarder le temps passer, de m'imprégner de la beauté unique de cette période qui voit les feuilles se colorer chaque jour d'avantage pour se parer de leur chatoyante robe d'automne.

Dans ce monde où tout va décidément trop vite, j'aspire à suspendre le temps pour créer dans ma mémoire cet idéal que je pourrai visiter à loisir, quand j'en sentirai le besoin, une sorte de temple-refuge où j'irai rêver quand la vie me fait mal.

Peut-être est-ce seulement un effet du temps qui passe. Peu importe la cause, seul compte l'effet produit. Cette nostalgie n'est pas empreinte de tristesse, elle s'apparente plus à une envie inassouvie.

17:33 Écrit par The Fool | Commentaires (0)

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